mardi 27 septembre 2011

La vie est un long fleuve tranquille

Il me semble que j'ai déjà emprunté ce titre, mais toute l'ironie de cette affirmation me plaît toujours autant. Toute la vérité qu'elle recèle aussi. A échelle humaine on ne peut s'imaginer que la vie soit toujours aussi limpide. Dans les mauvais moments, elle m'a rassuré. Dans les moments plus positifs, elle me rappelle que je ne vis rien d'extraordinaire. Mais que c'est bon ! Oui, c'est bon de vivre des choses légères et belles, même si l'instant d'après tout peut basculer... mais ce n'est rien que de l'ordinaire....

mardi 13 septembre 2011

Enfants adorables !

Hier, nous sommes allés aux courses. Sans que je ne leur demande rien, ils ont sorti les produits du chariot pour le passage en caisse. Et moi, je les regardais faire. Des amours !

jeudi 8 septembre 2011

Viande

Aujourd'hui au retour vers la maison, 6 km après le péage de Toulouse Sud, un camion brusquement se déporte sur la voie centrale. Warning. Le véhicule devant obligé de se déporter sur la 3ème voie. Sur la première des traces de pneu, un morceau de viande... et quelques mètres plus loin : un corps. Celui d'un homme étalé tout le long de la première voie, Un bras blanc tendu. Une tête inerte sans traits. Un t-shirt noir déchiré. Un corps sans vie, déjà plus que viande, encore un peu humain. Je ne m'arrête pas, déjà du monde et pas le courage d'affronter ça. Tout va trop vite. C'était sûrement un piéton. Un camion a du le percuter vue la violence. D'ailleurs il y en a deux arrêtés un peu plus loin. Alors je roule. Je pense au dojo et à la bêtise qui y règne en ce moment. Dérisoire. Des gens se battent pour un morceau de tatami et là ce corps git... mort. Tout le monde roule plus lentement. J'éteins la radio avant de me raviser quelques instants plus tard et de me décider d'écouter radio Trafic. La seule info :"un bouchon 6 km après le péage de Toulouse Sud..."

vendredi 26 août 2011

La fin est proche

Ce blog a failli être rayé du net il y a quelques heures, sur un coup de tête.... Et, il va certainement être supprimé après de nombreuses réflexions. Au mieux, il va fondre comme peau de chagrin et cet article risque d'être le dernier... Au final, à quoi bon tout ceci ? A part se mettre à nu et se sentir ridicule, que m'apporte-t-il ? Un condensé de bien des choses qui foirent. Il est même possible que je supprime mon compte FB. Je crois que le fait que je laisse pousser ma barbe et fait bien partie du même processus : besoin d'effacer mes traits, de cesser de plaire. A prendre ou à laisser.

mercredi 17 août 2011

Te regalo

dimanche 31 juillet 2011

Marre ! Marre ! Marre !

Marre, d'être jugé sur un critère qui n'en enlève pas moins au fait que je sois un homme ! "Ah ! Mais tu es père ? Alors, je crois que ça ne va pas être possible, j'ai déjà donné". Et alors ? En connard tu as déjà donné aussi non ? Et pourtant cela n'empêche pas de les collectionner parfois ? Cela revient exactement au même que lorsque l'on vous juge sur la couleur de votre peau, ou le fait que vous fumiez. Et alors ? Les mecs biens sont nécessairement célibataires ? Pas que je me prétende en être un, mais merde, je ne vaux pas moins qu'eux. Après avec un minimum d'intelligence, oui, oui, même certains pères en ont, pas tous certes, mais certains en sont dotés (ah ! Ben tiens ! Comme certains hommes sans enfants), je pense qu'il est possible de gérer de manière quasi saine la donnée enfants. De toutes les façons, en ce qui me concerne, ce n'est même pas ce que je demande, vu que les enfants cela me regarde moi et leur maman.

Ce n'est pas la première fois que je me le prends dans la gueule, mais marre ! Juste marre ! Et puis, je vais vous dire, c'est tellement une énormité ce catalogage que parfois, je me demande ce qui me retient de devenir un vrai connard.

Oui mesdames et messieurs, c'était le petit excès de colère de Ricardo qui va courir plutôt que d'attendre une hypothétique réponse.

jeudi 28 juillet 2011

Baby, I'm a fool

"Baby, I'm a fool who thinks it's cool to fall in love..."

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dimanche 15 mai 2011

Contracté ?

Cervicales douloureuses, épaules dures comme du bois, pectoraux atomisés par des coups de poings, dos tendu, chevilles fatiguées... A part ça, suis complétement détendu, non ?

jeudi 28 avril 2011

Mon fils

Je demande à mon fils de sortir le linge de la machine à laver et de le poser afin que je l'étende. Il n'a rien trouvé de mieux à faire que de l'étendre lui-même, soit disant parce qu'il n'avait rien d'autre à faire... Les enfants sont vraiment désobéissants de nos jours !

samedi 23 avril 2011

Craquer

J'ai été à deux doigts de craquer en ayant ma fille au bout du fil pour lui souhaiter un bon anniversaire... Princesse, je t'aime vraiment très fort ! Ton rire est la plus belle récompense que tu puisses m'offrir.

lundi 18 avril 2011

Sozinho

Fin de semaine de folie !

Il y a des fins de semaine pour lesquelles on se demande où l'on puisse toute cette énergie. Vendredi, réveil à 6h15, dans la journée travaille sur le toit d'un camion sous le soleil, ponçage et jointure. Plus de 6 heures de route et un tournoi de poker qui me mène à un coucher vers 1h00 du mat.

Samedi matin, debout à 7h30, 1 heure de route, entraînement d'aïkibudo de 9h00 à 13h00, avec de nombreux randoris que j'enchaîne sans repos. Part de pizza en roulant pour rejoindre un autre entraînement à une heure de route. Et de 14h15 à 16h00 entraînement correct et corsé. Le cadeau du neveu, un petit tour chez lui pour lui souhaiter un bon anniversaire. Vers 19h00 à la maison, tournoi de poker en ligne. Au lit vers 23h30.

Debout le lendemain à 6h15. Deux heures et quart de route vers Frontignan. Nouveau stage d'aïkibudo. Je transpire du début à la fin alors que cela ne m'arrive pas souvent. Travail sérieux et intense. Les techniques qui me sont portées par le maître le sont de manière appuyée. Mais j'aime ça ! Un vrai travail durant lequel j'arrive à percevoir les instants où je pourrais m'en sortir. Je l'ai fait une fois sans faire exprès (une mauvaise compréhension de la demande formulée) et j'ai eu droit à un sermon. Retour après 2h40 au restaurant, donc de nouveau 2h15 de route. Un petit mousseux à Mirepoix avec Nicolas et un retour au bercail satisfait !

Satisfait d'avoir pu enchaîner tout le programme prévu. En tirant sur la corde et m'apercevoir que je l'encaisse bien. Même s'il y a bien plus dur que ça, évidemment !

samedi 9 avril 2011

Baume au coeur, bobos au corps

Je me suis retrouvé seul ce matin à l'entraînement... En fait, c'était très bien ainsi, j'ai travaillé seul et revu tous les katas : bonne suée. Et cette après-midi, daïto chez Thierry. J'ai fait une chose que je ne fait jamais car il est facile de rentrer dans le jeu de la confrontation et de se blesser de manière idiote. Mais aujourd'hui, j'en avais besoin : mettre mon corps en danger, pour prouver je ne sais trop quoi à mon ego meurtri. Thierry en a profité pour me transmettre ses connaissances en sutemi : 3 mauvaises chutes (ma faute car mauvaise gestion) mais j'y suis allé de bon cœur quand ce fut mon tour de pratiquer et j'ai emmagasiné de la technique.

Idiot cette corrélation : besoin de se faire mal pour se sentir bien...

mardi 1 mars 2011

En t'attendant

Écoute en boucle...

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Musique : Mélanie Laurent - En t'attendant

samedi 26 février 2011

Mon père

J'aurais tant aimé lui donnait ce dont il rêve... Difficile d'être un fils et de ne pas apporter ce qu'il espère.

mardi 27 avril 2010

Tenir

"Rien que dans tes yeux, ça ne va pas. Accroches-toi tu vas t'en sortir..." Merci Yao, saltimbanque surgi de nul part.

dimanche 11 avril 2010

Contact

Samedi matin, premier stage de karate contact avec Monsieur Valera. Finalement, je ne m'en suis pas trop mal sorti. Un mollet qui tire encore le lendemain, des jambes pas franchement fraîches et juste un bleu au niveau du coude. En tout cas... ça m'a sacrément plu ! Le bonhomme évidemment, qui m'a gratifié d'un mawashi à la tête par derrière mais tout en contrôle, alors que je finissais de boire. Je n'ai vu le coup qu'à la dernière seconde, et étrangement je l'ai pris pour un compliment. Ben oui, il me semble que l'on a généralement, pas vraiment envie de faire mumuse avec un gars que nous n'apprécions pas. Ce n'est pas en une heure qu'il a pu se faire un avis sur moi, mais bon : premier contact. Après, je peux tout aussi bien me dire qu'il voulait juste me montrer qu'il fallait toujours se tenir prêt et qu'à ce compte j'ai manqué de vigilance (de toutes les façons avec tout les coups que j'ai pris à cause de mes mauvaises gardes... encore du chemin) mais là encore, il aurait pris le temps de me le faire remarquer. Bref.. ça c'est la petite chose qui me restera de cette rencontre. Sinon, un stage comme j'aimerais en suivre plus souvent, avec un gars qui ne se prend pas la tête. A tel point que nous avons l'impression d'avoir à faire à notre maître de tous les jours. Et puis, techniquement, j'ai l'impression d'avoir vu tellement de choses (en fait il ne va pas m'en rester autant que ça, mais s'pa grave !) qu'à chaque fois que j'y repense : paf ! Mais oui, ça aussi !

Un super moment.

dimanche 28 mars 2010

YHWH

Dieu s'est inventé à l'homme. Ainsi l'homme peut prier afin de se sentir moins seul. Il peut se tourner vers lui quand l'espoir faiblit et qu'il se sent écrasé par le poids de la souffrance. Il donne aussi un sens à sa vie et offre le renouveau là où il n'y a que promesse de néant. Il réconforte par sa simple présence lorsque autour de soi, plus rien n'est assez fort pour décrire le vide. La vie devient plus réconfortante car il lui donne un sens. Il a cette force de nous donner une existence alors que, bien que nous ayons nos deux pieds encore posés sur terre, nous sommes déjà poussière... Malheureusement pour moi, je n'y crois plus.

mercredi 24 mars 2010

Il faudra bien

Il faudra bien qu'à un moment ou un autre je réussisse à lui parler. Je m'en voudrais de ne pas lui avoir dit ce vers quoi il s'avance et les douleurs qu'il rencontrera.

lundi 22 mars 2010

Budo

Je me souviens de cette salle dans laquelle je n'avais jamais mis les pieds et ce jour là, c'était pour un événement important : mon premier passage de grade. Je n'avais probablement pas plus de 10 ans. Il y avait au fond de la salle un gigantesque drapeau coréen, taekwondo oblige. A partir de là, je n'ai plus aucun souvenir à part quelques rares images floues. Des bribes de mémoire fantasmagoriques et sans consistance. J'ai, il me semble, eu ma ceinture jaune à cette occasion... peut-être. Avec netteté, ce drapeau et un apaisement de le voir à en devenir fier.

Je me souviens d'un entraînement en plein air. Mon père était venu cette fois là. Cela se déroulait au centre culturel français. Le sol était rêche et nous étions pieds nus. Les pompes sur ce ciment pierreux. Mais là aussi, la fierté de travailler. De pratiquer. Je n'ai pas souvenir d'une quelconque douleur et pourtant, la première réflexion était l'étonnement d'avoir à pratiquer sur cette surface. Il me semble aussi que nous avons eu droit à un coucher de soleil rougeoyant ce jour là. Cela s'est passé avant ce passage de grades.

Et puis le professeur est parti. Emportant avec lui la caisse... Oui car dans le budo, il y a aussi des gens malhonnêtes... Il faudra tout de même que je repose la question à mon père. Peut-être aurais je droit à d'autres éclaircissements... enfin ! S'il s'en souvient.

Quelques années plus tard : du karaté. Nous n'étions pas nombreux. Ce n'était pas loin de chez moi. J'étais fier d'aller à la salle (on pouvait difficilement parler d'un dojo) en kimono. Bon je ne l'ai fait qu'une fois, la fois suivante je n'avais que le bas et le haut était plié et noué avec la ceinture. Je me souviens que j'aimais beaucoup plié mon keikogi correctement. Tout comme maintenant, j'aime plié mon hakama avec sérénité et aussi bien que possible. Lors d'un cours pour adulte (mon professeur nous avait demandé à un copain et moi d'y participer, estimant que nous pouvions suivre), je suis tombé sur un gars, Maxime (étonnant que je me souviennes encore de son prénom, je devais avoir 14 ans à l'époque) un peu plus âgé que moi (un an ou deux) et qui m'a allumé et je lui ai rendu. Cela ne lui a pas plu et il m'a couru après jusqu'à me frapper dans le dos. Oui car dans le budo, il y a aussi les petits cons...

C'est peut-être ce qui m'a dissuadé de reprendre une activité martiale avant plusieurs années... Je le regrette. En même temps, je suis tombé sur l'aïkibudo et toutes ces possibilités. Et depuis plus de 10 ans maintenant, je pratique à mon rythme et je persévère dans cette direction. Avec certitude, je peux dire que c'est aussi grâce à cela que j'ai pu endurer certaines épreuves sans complétement m'écrouler. Car tout art martial apprend à ne jamais se précipiter et toujours prendre le temps de l'analyse, ne pas se jeter dans la bataille corps et âme. Ne pas craindre la mort, mais inversement ne pas courir vers elle. Garder la tête froide et respirer. Importante respiration qui nous donne les forces de tenir, même si la bataille, et surtout si la bataille doit durer jusqu'au lendemain.

On ne rentre pas dans un combat, en se disant qu'il ne va durer que quelques minutes... On ne suit pas la voie martiale en se disant que l'on aura tout appris en quelques années. Le budo c'est une vie. C'est je crois, devenu la mienne. Mais de cela, je ne pourrais en être certain qu'au seuil.

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